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Date de création : 29.03.2011
Dernière mise à jour : 03.01.2026
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Porsche 911 T 2.4- Cartes postales des 4 coins du monde

Porsche 911 T 2.4- Cartes postales des 4 coins du monde

Modèle :Porsche 911 T 2.4 l

Année modèle :1970

Lieu de construction :Zuffenhausen

Localisation actuelle :Ainring/Mitterfelden – Allemagne

Poids :900 kg

Numéro de châssis :9110200736

Couleur :verte

Performances Vitesse de pointe :200 km/h

Puissance :210 ch. ( celle de notre essai )

 

« Je voudrais présenter à mes amis blogueurs toutes mes excuses pour cette longue absence. Mais comme vous le savez … la vie n'est pas un long fleuve tranquille. Je vais essayer de revenir vous présenter de nouveaux articles. Pour le moment, j'ai mis momentanément ma collection de miniatures entre parenthèses, seulement en parenthèse... merci aussi à ceux qui se sont inquiétés de mon absence »



Chaque jour sans exception, un Bavarois pur jus repousse les limites de ses performances physiques. Par amour de la vie, mais aussi par amour de la Porsche 911. Son nom : Manfred Huber-Perez Moreno.

 

Les rames plongent vigoureusement dans les eaux du Königssee. Les gouttes qui éclaboussent marquent le costume bavarois d'une empreinte éphémère. Outre la chaleur qu'ils diffusent, les rayons du soleil parachèvent la scène par nature idyllique. L'esquif n'est certes pas de toute première jeunesse, mais il trouble le calme du lac alpin. Pour manoeuvrer, l'homme ne dispose que de ses deux bras puissants. La nature l'a, en effet, privé de ses deux jambes. Et ce dont la nature l'a privé, il le comble par une volonté de fer et par une puissance musculaire hors norme.



Une icône lui a fait signe

Assis dans sa barque, il déplace l'eau comme s'il n'existait rien de plus naturel au monde. D'ailleurs, il ne connaît rien de plus naturel, parce qu'il n'a jamais rien connu de plus naturel. Et il se charge bien de le faire savoir à son entourage. Manfred Huber se passe de jambes depuis 52 ans, son âge. Elles ne lui ont jamais manqué, même si l'on sent bien que son enfance et sa prime jeunesse ont dû être ponctuées de moments difficiles. Pour se faire une idée, il suffit d'essayer une seule heure d'un seul jour de ne marcher que sur les mains. Et comme si ce défi n'était pas suffisant dans une seule vie et pour un seul homme, Manfred, originaire de Freilassing, en Bavière, aura d'autres obstacles à surmonter dans sa vie professionnelle.



Ces obstacles, fort heureusement, appartiennent tous désormais au passé. Manfred Huber-Perez Moreno les a tous franchis, un à un, même si ou peut-être précisément parce qu'il lui fallait à chaque fois faire la preuve de sa volonté et qu'il a appris à se battre. Quand la majorité restait spectatrice, certains lui sont tout de même venus en aide, par exemple en lui donnant un objectif sur lequel se concentrer : la Porsche 911. L'icône lui a fait signe. Le message était d'avoir un rêve et de s'y accrocher pour le réaliser.



Rêve, tronçonneuse et autres réjouissances.

La 911, Manfred Huber en rêvait depuis l'enfance.  "La première fois que j'ai entendu le moteur, il faisait un vrai bruit de tronçonneuse. Je nageais avec des amis dans un lac artificiel. Dès que je l'ai vue passer en trombe, j'en suis tombé amoureux !" À ces mots, le natif de la région de Berchtesgaden, juste avant Salzbourg, retrouve l'enthousiasme originel. Manfred Huber se forme aux métiers de la banque dans une agence bancaire locale. Il renonce à la carrière qui l'attend. Pour lui-même et pour la 911.« Mon père ne m'a plus adressé la parole pendant plusieurs semaines. Mais je venais de trouver ma vocation et il était hors de question de renoncer. N'est-ce pas Meilo ? » L'homme interpellé lève le regard et répond un « oui » très franc de la tête. « J'ai inhalé la 911 par tous les pores de ma peau et j'ai affiné ma pratique professionnelle. Au fil du temps, je me suis rendu compte que j'avais cette 911 dans la peau, la version ancienne, refroidie par air. »



Sa première 911, Manfred Huber en fait l'acquisition à 29 ans. Il s'agit d'une 2.4l T de 1972 Mandarine. Un modèle rare, avec trappe à huile si souvent confondue avec la trappe à essence. « Le cauchemar des pompistes ! » Suivra une autre 2.4l T, cette fois en vert. Manfred Huber revendra rapidement la première. Manfred Huber veut son indépendance et avoir non seulement sont chez lui, mais aussi son propre garage. Il veut évidemment tout faire de ses propres mains, excusez du peu ! L'étable de ses parents n'est pas chauffée et les débuts sont difficiles. Un peu de confort serait le bienvenu et notre mécanicien va se donner les moyens de parvenir à son but.



Ce lieu où nous nous trouvons, ce lieu où sont garées plusieurs 911 d'exception et dont l'étage constitue son appartement privé, plus exactement et très officiellement la Sarl Oldiegarage ( Oldiegarage GmbH ). Manfred Huber l'a créé à la force de ses poignets. Lorsque l'homme affirme avoir déplacé lui-même des montagnes de pierres de la maison, on ne peut pas ne pas le croire. C'est à la fois une fierté et une évidence. Et cette joie de vivre, de quoi faire devenir rouge de honte ceux qui écoutent son histoire. La honte de ceux qui ont des jambes et se créent des problèmes qui n'en sont probablement pas. Sa force vitale suscite l'humilité.



Une boîte automatique ? Jamais sur la 911 !

« On va faire un tour ! » En quelques mots, Manfred Huber dissipe toute gêne. Il sait bien le malaise que peuvent vivre face à lui les personnes bien campées sur leurs deux jambes. Il grimpe à bord de son modèle « tuné spécial handicap ». Une 911 jaune vert avec cage de protection en acier. Il la prend souvent pour grimper en montagne, son biotope. Rebelote aujourd'hui, et c'est tout de suite que ça se passe. Des oiseaux effrayés par la sonorité rocailleuse du moteur s'envolent en poussant des cris stridents. Dans la voiture, les bras musclés de Manfred Huber s'affairent autour du dispositif chromé et du levier de vitesses associé, en lieu et place de la boîte automatique, un système de son invention, breveté. C'est un va-et-vient permanent entre différents mouvements de leviers, cinq au total, qu'il s'agit de réaliser en quelques fractions de secondes : tirer et bloquer un levier pour l'embrayage, tourner le levier pour accélérer et passer les vitesses entre les deux.



Puis retour immédiat au levier pour débloquer l'embrayage. Reste enfin à tourner le levier et en avant. Voilà ce qui s'appelle être à la manœuvre. Il refuse la simplicité. Il aurait été assez facile de doter la 2.4 l T d'une boîte de vitesses automatique, question de confort. Mais pas question, pour Manfred Huber, de perdre en sensations. « Une boîte automatique ? Sur cette voiture ? Jamais de la vie ! » Le message est on ne peut plus clair ! Il tourne le levier jusqu'en butée. Quelques épingles plus tard, l'affaire est entendue : notre homme sait de quoi il parle. En toute discrétion, l'autographe de Walter Röhri qui orne la trappe de réservoir confirme cette première sensation, si nous en doutions encore. C'est donc ça, le secret ! Huber s'est entraîné avec Röhri, sur le Sachsenring, sa 911 verte comme accroche pour parler de pilotage. Manfred Huber continue à raconter, la voiture poursuit magistralement son ascension dans des décors à sa hauteur : les Alpes bavaroises, Röhri nous a appris à dériver. On a commencé en cercle. D'abord à une Porsche, puis à deux, puis trois en enfilade. « Il faut se représenter ça comme une horloge. À ceci près que les aiguilles des secondes, des minutes et des heures vont beaucoup plus vite et dans une direction. Huber se rappelle : » À la fin, nous quittions le cercle, dans différentes directions, en étoile. « Ça avait vraiment de l'allure ! » se rappelle le Bavarois. « En plus de ça, il avait plu. Röhri nous a expliqué que ça ne pouvait être qu'un avantage. Refaire la même figure plus tard sur chaussée sèche serait un jeu d'enfant. Il avait raison. »



Huber continue à piloter en compétition. Le prix d'un rallye de voitures anciennes lui a récemment permis de s'offrir un nouveau terrain de jeu dans le village. Manfred Huber prend les choses très au sérieux. Sans boîte automatique, mais à dose homéopathique à la mesure de ses finances et de ses disponibilités.



La vie de marathon.

La chaîne du Watmann se dresse de toute sa hauteur face à Manfred Huber et à sa 911. Le massif de Berchtesgaden ne fait qu'un avec la Bavière, tout comme Manfred Huber. Il aime passer du temps dans ces montagnes et fait le voyage à chaque fois qu'il a besoin de s'extraire de l'agitation du village. Être observé le met sous pression. « J'étais encore nourrisson que, par curiosité malsaine, des gens sont allés jusqu'à arracher la capote de mon landau, alors que ma mère me promenait. » Ils voulaient voir ce que le monde racontait. Puis il se remet à rire. Une fois les émotions fortes passées, il est temps de redescendre dans la vallée. Aurora Huber-Perez Moreno, la femme de Manfred nous attend. Rien ne viendra combler la sensation de vide entre le corps de Manfred Huber et les pédales de la 911. Manfred Huber le ressent parfaitement, mais avec légèreté malgré les obstacles. C'est une leçon d'humilité pour quiconque vient lui rendre visite. Il a gravi un sommet des Alpes, un sac de cailloux sur le dos. Il a nagé avec des pains de plomb. Lorsqu'on l'interroge, Manfred Huber-Perez Moreno assure qu'il n'aurait changé une virgule de sa vie, s'il avait eu des jambes. Il vit sa vie comme s'il courait un marathon.



Petits changements dans la continuité.

Deux ans à peine après une première augmentation de cylindrée, la gamme 911 passe à 2,4 litres. Ce choix dicté avant tout par la sévérité accrue des normes antipollution américaines n'entraîne finalement que peu d'évolutions.



Engagée avec les 356, la politique d'exportation de Porsche vers les États-Unis n'a cessé de s'amplifier au fil des ans et absorbe désormais près de 50% de la production. Ainsi, lorsque les autorités américaines décident de réduire les gaz polluants émis par les voitures de sport, Porsche doit réagir très vite. Affichant un rendement peu élevé, le flat-6 ne possède qu'une faible marge de progression et se montre particulièrement vulnérable à ce genre de restriction. Pour rester dans le cadre légal tout en évitant une chute des performances, Porsche n'a d'autre choix que de procéder à une augmentation de cylindrée. Le passage à 2,4 litres ne se traduit que par le gain d'une poignée de chevaux, mais permet de baisser le taux de compression de façon significative et de rouler à l'essence ordinaire. Il s'accompagne par le montage d'une nouvelle boîte à quatre ( cinq en option ) et d'une commande de boîte désormais dotée d'un schéma de sélection classique. Peu significatif, le surcroît de puissance qui augmente cependant la vitesse de pointe rend plus aigu le problème de stabilité directionnel chronique de la 911. Compte tenu de l'architecture de la voiture – moteur en porte-à-faux – les techniciens apportent plusieurs réponses. Aux solutions de simple « bon sens » - jantes et pneus plus larges, modifications des réglages des amortisseurs arrière et généralisation du bouclier aérodynamique initialement réservé à la 911 S, s'ajoute un gros travail visant à une meilleure répartition des masses en ramenant devant l'essieu arrière certains éléments mécaniques, comme le réservoir d'huile. Cette modification qui autorise désormais le remplissage du réservoir par l'extérieur permet également d'identifier la version 2,4 litres grâce au clapet de fermeture sur l'aile arrière droite. Générant de nombreuses confusions chez les pompistes, cette disposition sera abandonnée dès le millésime suivant. Les autres modifications esthétiques sont très ténues : grille de capot noir mat ( et non plus chromé ), entourages des feux avant et arrière de la même couleur et des rétroviseurs extérieurs rectangulaires.



Carte d'identité :

911 T Coupé et Targa :

Moteur : 6 cylindre à plat longitudinal arrière

Cylindrée : 2341 cm3

Puissance : 130 ch à 5 600 tr/min ( 140 ch, modèles USA )

Distribution : 1 ACT par rangée de cylindres

Alimentation : 2 carburateurs triple corps ( injection, modèles USA )

Transmission : aux roues arrière, boîte 4 vitesses

Freins : 4 disques

Pneumatiques : 165 HR 15

Dimensions ( L x l x h ) : 4,14 x 1,61 x 1,34 m

Poids : 1 080 kg

Réservoir : 62 l

Vitesse Max : 205 km/h

Exemplaires produits : 23 187

Cotation:99 000 

 

Textes tirés de « Passion Porsche 911 – cartes postales des 4 coins du monde » de Sport Auto Hors série & « Toutes les Porsches de route de 1948 à aujourd'hui – 70 ans, 70 stars » de Sport Auto Hors série.



La miniature que je vous présente en illustration est la Porsche 911 T de 1968.

 

À bientôt et surtout protégez-vous bien de cette saloperie qui nous empoisonne la vie.

Jacques.