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Par reseau3gg, le 23.03.2024
ma première auto. malgré quelques petits défauts une bonne voiture. http://reseau3 gg.centerblog. net
Par reseau3gg, le 15.01.2024
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Par lJacques, le 17.06.2023
jacques du coup je t'ai copié l'article pour le conserver. (si tu ne vois pas d'inconvénien ts ?) http://resea
Par reseau3gg, le 04.06.2023
ma première voiture. en 1100 cm3 ! http://reseau3 gg.centerblog. net
Par reseau3gg, le 04.06.2023
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Date de création : 29.03.2011
Dernière mise à jour :
03.01.2026
430 articles
Débarquée en France il y a plus de 60 ans, la Vedette s'est aussitôt imposée comme la « star » de la production automobile nationale. Performances, luxe et volupté dans le bruissement velouté du V8 : la nouvelle Ford française fait souffler un vent d'Amérique sur la France d'après-guerre.
Le début des Trente Glorieuses est marqué par une frénésie d'équipements domestiques qui saisit les Français, trop longtemps sevrés pendant les années noires de l'occupation. Mobilier, radio et tourne-disques mais, surtout, matériel de cuisine( qu'on appellera bientôt l'électroménager )attirent toutes les convoitises. Un« phénomène de société »qui incitera certains investisseurs avisés à créer le fameuxSalon des Arts Ménagers, présenté en noir et blanc dans les salles obscures aux« actualités Pathé » ! Un lieu de rêve et d'extase pour ces dames, littéralement hypnotisées par les nouveaux réfrigérateurs, lave-linge ou mixers aux formes profilées...
C'est une époque bénie pour les marchands d'électroménager qui ne parviennent pas à satisfaire la demande. C'est le cas du père de Patrice Masson : au début des années cinquante, son commerce est prospère, les moulins à café électriques ( siglés Peugeot ) et les machines à laver ( Vedette, déjà!) s'arrachent comme des petits pains, et il peut envisager sereinement de s'offrir enfin une voiture pour remplacer sa moto. Attiré par les véhicules puissants, il songe à acquérir une Ford Vedette dont la nouvelle version, dotée d'un coffre allongé, vient d'apparaître au Salon de Paris au mois d'octobre 1952. Mais Marcel Masson n'apprécie guère l'appendice dont a été affublé l'arrière de la berline Ford du millésime 1953, sous prétexte d'augmenter le volume des bagages et de moderniser sa silhouette à moindres frais.
Plus typé« américaine », le coach( baptisé « coupé » par le constructeur )semble beaucoup plus à son goût. Il est toutefois affiché 205 000 francs( très anciens...)plus cher que la berline, une somme considérable représentant les 2/3 du prix d'une 2 CV neuve ! Mais la chance veille : le concessionnaire Ford que connaît Marcel Masson prévient bientôt ce dernier qu'un client, qui avait commandé un coach neuf, vient de se désister et qu'il est prêt à le lui céder avec un substantiel rabais. Explication : au lendemain du Salon d'octobre 1952, la fabrication du coach et du cabriolet vient de cesser chez Ford SAF, et le garagiste, qui craint de se retrouver avec cet exemplaire sur les bras, préfère encore le céder tout de suite en le négociant au prix de la berline plutôt que de devoir le brader quelques mois plus tard.
Voilà comment ce coach Vedette entre dans la famille Masson le 15 novembre 1952 pour ne plus la quitter. Marcel Masson ne le sait pas encore, mais cette vedette de fin de série est une vraie rareté, immatriculée après le salon 1952 qui marque le changement de millésime, elle peut logiquement être considérée comme un modèle 1953. Un débat qui anime certains membres du Club Vedette France à la recherche de ces modèles fantômes figurant pourtant en bonne place dans le catalogue 1953...
En fait, le coach et le cabriolet ont été supprimés en novembre 1952( leur diffusion étant trop confidentielle )et remplacés par la nouvelle« Découvrable »dont la diffusion sera encore plus restreinte. Il faut remonter à la fin de l'année 1941 – date de l'entrée en guerre desÉtats-Unis – pour retrouver trace du projet qui, sept ans plus tard, donnera naissance à la Vedette française . Conscient du chamboulement probable du marché intérieur après un conflit mondial dont chacun ignore la durée( et encore moins l'ampleur ), Edsel Ford – le fils unique de« Uncle Henry »- commande à E.-T. Gregorie, chef du bureau de style, l'étude d'une« light car » ( voiture légère )économique en double exemplaire : la première sur un châssis de 2,69 m d'empattement pour Ford, la seconde sur un châssis de 2,84 m, destinée à être siglée Mercury, autre marque du groupe située elle en milieu de gamme. Mais ce double projet tombe peu à peu aux oubliettes, d'une part parce que Edsel Ford est emporté par la maladie en 1943, d'autre part parce que, dès la fin de la guerre, il paraît clair que les Américains n'auront que faire d'une voiture aussi petite( à leur échelle ),quel que soit son prix !
Àla même époque, le groupe Ford songe à se libérer de sa filiale française, Ford SAF. Il faut dire que la malheureuse expérience de Matford s'est soldée par un divorce Mathis-Ford très coûteux en indemnités pour le constructeur américain. Par ailleurs, ce dernier a quelques raisons de s'inquiéter de la nomination de ministres communistes dans le gouvernement français( ils y resteront jusqu'en 1947 )et du climat de grèves et de tensions sociales qui règnent alors dans l'industrie. Ces grèves sont d'ailleurs fomentées en sous-main par le PCF qui compte bien prendre peu à peu l'avantage sur les autres partis du gouvernement...
Faute de mieux, Maurice Dollfus, le P.D.G. De Ford SAF, en est réduit à relancer après-guerre la production de la Matford 13 CV d'avant-guerre, rebaptisée Ford F472. Ce modèle dépassé ne peut cependant tenir longtemps face à la concurrence, et Dollfus obtient bientôt de la maison mère la cession à bon compte du projet de« light car »initié au début des années 40, la direction du groupe ayant entre-temps pris acte de la« reprise en main »de l'Europe occidentale par l'administration américaine à la faveur du nouveau Plan Marshall( doté de 5 milliards de dollars d'aides en tout genre )qui doit contribuer à reconstruire le vieux continent. Les stratèges de Ford estiment alors que leur projet mort-né de« voiture économique »suffira à ces Français dans le besoin...
En réalité, la fin du conflit mondial a sensiblement stimulé la consommation intérieure aux États-Unis et les« Big Three » ( Ford, GM et Chrysler )ont définitivement renoncé à fabriquer des« voitures de crise ».Pour ces« poor Frenchies », la petite Ford va se parer du nom évocateur de Vedette, un patronyme prédestiné pour celle qui est appelée à devenir un temps la star incontestée de la production nationale avec ses lignes« new look »et son doucereux V8 qui semble susurrer en sourdine« Moonlight Serenade »...
Il faudra tout de même deux ans pour finaliser le projet, installer les chaînes( les carrosseries seront réalisées chez Chausson à Gennevilliers. L'assemblage s'effectuant chez Ford à Poissy ), valider les essais des prototypes, convertir toutes les dimensions en centimètres( les « States » étant fidèles aux pouces et aux pieds anglo-saxons...), et lancer la production. Présentée un peu hâtivement au Salon de Paris d'octobre 1948, la nouvelle Ford Vedette brille intensément sous lessunlightset entretient provisoirement l'illusion d'une Américaine au goût français...
Elle convaincra beaucoup moins les premiers acheteurs par sa finition hâtive et sa mauvaise étanchéité, des maladies de jeunesse vite enrayées par les responsables de la Ford SAF qui, au salon suivant, complètent la gamme avec un cabriolet 4 places, un coach 4/5 places et un coupé 2/3 places dont le dessin s'inspire à l'évidence des« business coupés »américains, mais dont le prototype n'aura pas de suite.
Dans sa robe« vert Everglade » ( référence du catalogue ){ il s'agit du coach Vedette 1952/1953 ! essayé par notre journaliste - le modèle Vedette 1950 que je vous présente en illustration ( en haut ) est lui aussi de cette teinte }mise en valeur par des pneus à flancs blancs comme il sied à toute automobile de luxe au début des années 50, la Vedette ne manque pas d'allure. Quelques chromes discrets enjolivent la silhouette mais certains accessoiristes proposaient à foison des calandres « dents de la mer » ( façon DeSoto ) et des « port-holes » factices, sortes d'ouïes chromées montées sur les ailes avant pour donner au badaud l'illusion d'une Buick !( voir les vidéos )
En fait, tout le chic de la ligne réside dans l'inclinaison prononcée du montant central de portière qui dynamise le profil. Une lourde et large portière dévoile un cocon tendu de tissu et de simili cuir. L'ambiance à l'arrière est particulièrement intime, les passagers étant protégés par les épais montants de custode.
Pour avoir longtemps possédé une Vedette du même millésime, je retrouve avec plaisir le tableau de bord qui, pour être de conception américaine, ne témoigne pas moins d'une certaine recherche et d'un goût appréciable pour les harmonies de couleur. Le vert profond de la caisse se conjugue ici avec un gris très élégants pour habiller la tôle qui enchâsse les deux gros compteurs et la montre mécanique encastrée dans le couvercle du vide-poches. Certains raffinements mettent le rêve américain à portée de doigts du conducteur français : un lave-glace, un allume-cigare, un phare de recul, et une lumière d'appoint couplée au miroir de courtoisie( incrusté dans le pare-soleil de droite )destiné aux retouches de maquillage de Madame...
C'est presque de la science-fiction pour les automobilistes habitués à la cellule monacale d'une Citroën 15-6, rivale naturelle de la Vedette( au moins pour le prix )...
Un doigt sur le bouton-poussoir du démarreur et le V8 ronronne imperceptiblement. C'est d'ailleurs la principale qualité de ce vieux moteur à soupapes latérales dont l'origine remonte à 1932, et dont des millions d'exemplaires animent avec appétit sinon avec vivacité, nombre de voitures de tourisme et d'utilitaires sigles Ford. Inutile de revenir sur le silence de fonctionnement et la souplesse à faible allure de cette antique pièce de fonderie dont le bruissement soyeux et humide accompagne une accélération qui n'a rien d'une mise en orbite. Le levier au volant est aussi doux que maniable mais pourquoi changer de rapport ? En clair, la Vedette aime se prélasser sur un filet de gaz en 3eet consent à repartir sans le moindre hoquet depuis 30 km/h jusqu'à une allure de croisière qui vous permet de conserver indéfiniment votre capital point !
Au-delà, ce n'est plus son affaire : le roulis de la caisse, l'échauffement des freins et le grondement réprobateur du V8 vous rappelleront, au besoin, que les limites sont atteintes...
Texte deJean-Paul DECKER( extrait de la revue « Rétroviseur » n° 251 de décembre 2009 )
Je vous rappelle que la miniature présentée en haut, est laFord Vedette de 1950.Celle du bas est le modèle de l'année 1954.
Cette semaine, vous trouverez comme « nouveauté » sur mon site de collectionneur :http://www.ma-collection-auto-1-43e.belaChevrolet Impala Sport Sedan de 1967.
Sur ce site vous pourrez également retrouver une rubrique« Index du blog »qui reprend par thèmes ou par marques, toutes les miniatures présentées sur le blog. Vous pourrez ainsi retrouver plus facilement un article qui vous intéresse.
Excellente semaine à tous.
Jacques.
C'est quand même autre chose que FIAT ou OPEL.http://reseau3gg.centerblog.net
Et comme disait la mère Denis " ca s'est vrai ça " !!!!!!!!!http://dedecoxanniedeuch.centerblog.net
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